Démineur
Chaque chiffre indique combien de mines touchent la case. Tout le jeu consiste à faire parler ces chiffres les uns par rapport aux autres.
Comment on joue
Un clic découvre une case. Si elle cache une mine, la partie est finie. Sinon elle affiche un chiffre de 1 à 8, qui compte les mines présentes dans les huit cases qui l'entourent. Une case sans aucune mine autour d'elle est vide, et elle ouvre automatiquement tout le voisinage : c'est ce qui produit ces grandes zones qui se dégagent d'un coup.
Le bouton droit, ou le mode drapeau sur mobile, marque une case que vous jugez minée. Le drapeau ne fait rien d'autre que vous empêcher de cliquer dessus par mégarde, mais c'est indispensable dès que le terrain se remplit.
Le premier clic ne tombe jamais sur une mine. Le terrain n'est fabriqué qu'une fois ce clic effectué, autour de l'endroit choisi. C'est devenu la norme depuis les années 2000, et cela supprime la partie perdue au premier coup sans rien enlever à la difficulté.
Les deux configurations qui résolvent la moitié des parties
Le démineur ressemble à un jeu de hasard tant qu'on ne connaît pas ces deux motifs. Une fois vus, on ne les oublie plus.
| Situation | Ce qu'on peut en déduire |
|---|---|
| Un 1 dont une seule case voisine est encore fermée | Cette case est forcément une mine. C'est la déduction de base, celle qui débloque toutes les autres. |
| Un chiffre dont le compte de mines est déjà atteint par les drapeaux posés | Toutes ses autres cases voisines sont sûres, on peut les ouvrir sans réfléchir. |
| Deux 1 côte à côte le long d'un mur | La mine est dans la case commune aux deux, jamais dans les cases extérieures. |
| La suite 1-2-1 sur une même ligne | Les mines sont sous les deux 1, jamais sous le 2. Ce motif revient constamment. |
Le moment où il faut accepter de deviner
Certaines fins de partie n'ont pas de solution logique : il reste deux cases, une mine, et rien pour départager. C'est une propriété connue du jeu, pas un défaut de la grille. Sur un terrain de niveau expert, la probabilité de tomber sur une telle situation à un moment ou à un autre est élevée, ce qui explique qu'aucun joueur, même excellent, n'atteint les cent pour cent de parties gagnées.
Le bon réflexe est de repousser ce pari le plus loin possible : ouvrez d'abord tout ce qui est déductible, y compris dans les coins éloignés, avant de tenter le coup de dés. Souvent, une zone dégagée à l'autre bout du terrain finit par donner l'information manquante.
D'où vient ce jeu
Le démineur a été livré avec Windows 3.1 en 1992, dans le même paquet que le solitaire, et pour la même raison : apprendre aux utilisateurs à se servir d'une souris. Le solitaire enseignait le glisser-déposer, le démineur enseignait la différence entre clic gauche et clic droit. Des millions de gens ont appris à manier une souris sans jamais s'en rendre compte.
Ce que les joueurs demandent toujours
Peut-on gagner à tous les coups ?
Non. Il a été démontré que déterminer si une configuration de démineur est résoluble appartient à la classe des problèmes les plus difficiles à trancher en informatique. Concrètement, certaines positions ne se résolvent que par un pari, et aucune technique ne les élimine.
À quoi sert de marquer les drapeaux si ce n'est pas obligatoire ?
À rien mécaniquement, et les joueurs les plus rapides du monde n'en posent presque aucun pour gagner du temps. Pour tout le monde, ils servent surtout de mémoire externe : ils évitent de refaire trois fois le même raisonnement sur la même case.