Le papillon
Quatre ailes rigoureusement symétriques, des ronds et des gouttes à l'intérieur, un corps en trois segments. Le dessin qui apprend le mieux à travailler par paires.
Version noir et blanc, à enregistrer ou à imprimer telle quelle.
Colorier par paires, jamais aile par aile
La bonne méthode consiste à traiter les deux ailes hautes ensemble, puis les deux ailes basses, puis les deux séries de ronds, et ainsi de suite. Aller au bout d'une aile avant de commencer l'autre conduit presque toujours à un décalage : on oublie une teinte, on en invente une nouvelle, et la symétrie se casse là où elle devait porter tout le dessin.
C'est un exercice de méthode plus que de couleur, et c'est ce qui le rend intéressant pour un enfant qui commence à travailler proprement.
Le choix des couleurs
Deux partis fonctionnent. Le papillon réaliste, dans les orangés et les bruns avec des taches noires, façon monarque ou vulcain. Ou le papillon inventé, dans des couleurs franches et contrastées, avec des ronds qui tranchent nettement sur le fond de l'aile.
Ce qui rate à tous les coups, c'est de mettre des ronds à peine plus clairs que l'aile : les motifs disparaissent, et il reste quatre grandes formes molles. Sur ce dessin, l'écart entre l'aile et ses motifs doit être franc.
Pourquoi un papillon est symétrique à ce point
La symétrie des ailes n'est pas approximative, elle est structurelle : les deux ailes d'un côté et de l'autre se forment à partir des mêmes disques imaginaux, des amas de cellules déjà présents dans la chenille. Les motifs se construisent selon le même gradient chimique de part et d'autre du corps, ce qui produit un miroir presque parfait.
Presque, parce que les asymétries existent. Il arrive qu'un papillon soit gynandromorphe, mâle d'un côté et femelle de l'autre, avec des ailes de couleurs et de tailles différentes. Le phénomène est rare et spectaculaire chez les espèces où les deux sexes n'ont pas la même livrée.
Et les antennes à boules ?
Elles ne sont pas décoratives. C'est même le critère qui distingue le plus simplement un papillon de jour d'un papillon de nuit : les premiers portent des antennes fines terminées par un renflement en massue, les seconds ont des antennes plumeuses ou effilées, sans boule au bout.
Le dessin ci-dessus porte donc, sans ambiguïté, un papillon de jour. Les deux boules terminales sont des zones à part entière : une couleur vive y fonctionne très bien, elles attirent l'œil vers le haut du dessin.