Le hibou sur sa branche
Deux grands yeux ronds, un ventre en écailles de plumes, deux ailes repliées et une branche. Des zones larges et bien séparées, faciles à remplir même pour une petite main.
Version noir et blanc, à enregistrer ou à imprimer telle quelle.
Les yeux d'abord, le reste ensuite
Sur un hibou, tout se joue sur le regard. Coloriez les deux disques du visage dans une teinte claire, les iris dans une couleur franche, et laissez les pupilles en noir ou en très foncé. Si les iris sont plus clairs que le disque qui les entoure, le regard s'éteint : c'est l'erreur la plus fréquente, et elle se voit immédiatement.
Le bec, entre les deux yeux, gagne à recevoir une couleur chaude et saturée. C'est la plus petite zone du dessin, donc celle qui supporte la couleur la plus vive sans déséquilibrer l'ensemble.
Les plumes du ventre, rangée par rangée
Les trois rangées d'écailles se colorient bien de deux façons. En dégradé, en éclaircissant à mesure qu'on descend, ce qui donne du volume au ventre. Ou en alternance stricte, une rangée sur deux, ce qui donne un rendu graphique plus proche du textile.
Ce qui ne marche pas : colorier chaque écaille d'une couleur différente. Le ventre devient alors le point le plus bruyant du dessin et le regard n'a plus nulle part où se poser.
Ce que fait vraiment un hibou de ses yeux
Les yeux d'un hibou ne tournent pas dans leurs orbites : ils sont fixes, en forme de tube plutôt que de sphère, et occupent une place telle dans le crâne qu'il ne reste pas de muscle pour les bouger. C'est ce qui explique la mobilité de son cou, qui pivote d'environ 270 degrés, soit trois quarts de tour.
Le disque facial, ces deux grands cercles que vous coloriez, n'est pas décoratif non plus. Il fonctionne comme une parabole : les plumes rigides qui le bordent renvoient le son vers les oreilles, situées de part et d'autre du crâne et placées à des hauteurs différentes. Ce décalage permet à l'animal de localiser une proie sous la neige, à l'oreille seule.
Hibou ou chouette ?
La distinction est française et n'a aucune valeur scientifique : les deux appartiennent au même ordre. En usage courant, on appelle hibou celui qui porte des aigrettes, ces touffes de plumes dressées sur la tête, et chouette celui qui n'en a pas. Les aigrettes ne sont d'ailleurs pas des oreilles, seulement des plumes de signalisation.
Le dessin ci-dessus porte deux touffes bien visibles : c'est donc un hibou. En les coloriant de la même teinte que les ailes plutôt que du corps, on les fait ressortir nettement.