La fusée et les planètes
Une fusée au décollage, sa flamme emboîtée en trois langues, une planète cerclée, une lune à cratères et cinq étoiles. Des zones larges, très rapides à remplir.
Version noir et blanc, à enregistrer ou à imprimer telle quelle.
La flamme en premier, le reste ensuite
Les trois langues emboîtées sous la fusée sont la seule partie du dessin où l'ordre des couleurs compte vraiment. La règle physique est simple et donne un beau résultat : le plus chaud est au centre. Blanc ou jaune très clair pour la langue intérieure, orange pour celle du milieu, rouge pour la plus grande. L'inverse donne une flamme éteinte.
Cette progression n'est pas une convention de dessinateur. Une flamme change réellement de couleur avec la température, du rouge sombre vers le blanc en passant par l'orange et le jaune, et c'est ce que reproduit l'emboîtement.
Le fond noir, ou pas
Deux écoles. Laisser le fond blanc met la fusée en valeur et se prête bien à l'impression, où le noir mange énormément d'encre. Remplir le fond en bleu nuit donne en revanche un rendu spectaculaire à l'écran, et fait ressortir les étoiles qui restent claires.
Si vous choisissez le fond sombre, coloriez-le en dernier : le pot de peinture ne déborde pas, mais l'œil se trompe plus facilement sur les couleurs quand tout est déjà foncé autour.
Pourquoi les fusées ont des ailerons
Les trois ou quatre ailerons à la base ne servent qu'au tout début du vol, dans l'atmosphère : ils stabilisent l'engin comme les plumes d'une flèche, en ramenant l'axe dans le sens de la vitesse dès qu'il s'en écarte. Une fois hors de l'air, ils ne servent plus à rien du tout et ne sont que du poids.
C'est pourquoi les lanceurs modernes en ont beaucoup moins que les fusées des années soixante, et pourquoi certains n'en ont plus : la stabilisation se fait désormais en orientant les moteurs eux-mêmes. Les ailerons du dessin appartiennent donc à une fusée d'imagerie plus qu'à un lanceur d'aujourd'hui, et c'est très bien ainsi.
La planète à anneau
L'anneau que vous coloriez en haut à gauche n'est pas plein. Ceux de Saturne sont faits de milliards de blocs de glace et de roche, du grain de poussière au rocher de plusieurs mètres, qui tournent chacun sur leur propre orbite. Vus de loin ils forment un disque continu, de près ce sont des cailloux en file indienne.
Leur épaisseur est ce qui surprend le plus : quelques dizaines de mètres seulement, pour un diamètre de plus de deux cent mille kilomètres. À l'échelle du dessin, l'anneau devrait être des milliers de fois plus fin que le trait qui le représente.